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07 janvier 2013

Bâle 3: Les modifications apportées au ratio de liquidité vont dans le bon sens


L'impact des modifications doit être mesuré avec précision.

 

La décision du Comité de Bâle de modifier certains éléments du ratio de liquidité va dans le bon sens. La version initiale du ratio de liquidité LCR(1) publiée en décembre 2010, était en effet inadaptée comme l'avait indiqué un grand nombre d'acteurs économiques.


Les modifications, dont l'impact doit être maintenant mesuré avec précision, sont positives : elles portent notamment sur une meilleure prise en compte de la stabilité des dépôts des entreprises et un élargissement des actifs liquides, les hypothèses initiales ayant été considérées comme trop sévères et non vérifiées même pendant la période la plus dure de la crise. Elles devraient permettre aux banques de se conformer à ce nouveau ratio dans de meilleures conditions et donc d'être moins contraintes dans leur capacité à faire des crédits à leurs clients.


Les banques françaises restent cependant dans une situation spécifique car une partie des fonds qu'elles collectent (assurance vie, livrets réglementés) ne reste pas à leur bilan. C'est pourquoi la FBF a noté avec satisfaction que le Comité de Bale poursuivrait en 2013 ses travaux sur l'interaction entre le ratio LCR et les facilités de mobilisation offertes par les banques centrales.


Au niveau européen, il conviendra de suivre l'évolution des ratios et de mesurer leurs impacts sur le financement de l'économie pendant la période d'observation prévue par les textes et notamment d'anticiper la fin des mesures exceptionnelles de refinancement des banques par la Banque Centrale Européenne et une reprise économique.


Les recommandations du Comité de Bâle, applicables à partir de 2015, devront être intégrées dans le règlement européen en cours de discussion. Rappelons que les Etats Unis ont pour leur part reporté l'application de Bâle 3, redoutant l'impact de ces mesures sur le financement de l'économie et donc sur la croissance.



(1) Le LCR Impose à une banque de détenir des actifs liquides suffisants pour faire face aux sorties de fonds pouvant intervenir dans les 30 jours selon un scénario de crise marquée.

 
 
 
 
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