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17 novembre 2010

Interview de François Pérol, président de la FBF, à L'Express

 

Extraits


A propos du G 20 à Séoul, F. Pérol souligne :


" Ce G 20 est une étape vers l'objectif de résorber les grands déséquilibres mondiaux, mais seulement une étape. En ce qui concerne la régulation financière, je note avec satisfaction que l'on a cessé de penser que l'accumulation de capital par les banques était le moyen d'éviter une nouvelle crise ".


Concernant les nouvelles normes prudentielles Bâle III :


" Les ratios minimums de fonds propres sont multipliés par cinq par rapport à la précédente réglementation. Ce n'est pas rien. Ces normes supposent, pour être respectées, que les banques puissent à l'avenir mettre en réserve une part très significative de leurs résultats, et donc que leurs performances soient solides ".


A propos de l'état de santé des banques tricolores comparé à leurs concurrentes, F. Pérol souligne :


" Pour ce qui concerne les établissements français, ils sont solides. Les résultats du troisième trimestre en attestent. Leur capacité à respecter les exigences de Bâle aussi. Cela confirme ce que les fameux tests de résistance, menés cet été, indiquaient : les banques françaises sont robustes, y compris dans des scénarios de stress important ".


Concernant la nouvelle taxe bancaire :


" Ce type de taxe ne se justifierait qu'en cas de surchauffe économique, puisque c'est une taxe sur le crédit ! En outre, elle n'est pas affectée à un fonds de garantie des dépôts ni, comme en Allemagne, à un fonds de résolution des crises. Ce n'est donc pas une bonne idée ".


A propos de l'enquête de l'UFC-Que Choisir dénonçant les freins qui mettraient, selon elle, les banques à la mobilité de leurs clients :


" L'enquête de Que Choisir ? est non contradictoire et à charge. Le taux de mobilité (le turn-over) de la clientèle des banques est mesuré par la Commission européenne : celui de la France (7,6 %) n'est pas très éloigné de la moyenne (8,6 %). Mais s'il est plus faible, c'est peut-être aussi que les clients n'éprouvent pas le besoin de changer d'établissement. 74 % des Français ont eu une bonne image de leur banque, soit quatre points de plus qu'en 2009. J'ajouterai que l'idée que selon laquelle les banques ne se font pas concurrence pour aller conquérir d'autres clients est une idée profondément fausse : que l'on regarde les taux actuels du crédit immobilier ".


 
 
 
 
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