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22 février 2012

Interview de Frédéric OUDEA, Président de la FBF, TF1 - Le 21 février 2012

Interview de Frédéric Oudéa dans le cadre du magazine "Harry en Immersion" : Harry Roselmack avec les traders au coeur de la crise financière.

 



Harry Roselmack

Merci de me recevoir. Frédéric OUDEA [ ] n'éludera aucune question sur le comportement des banques françaises sur les marchés financiers.

Frédéric Oudéa

Il y a une chose qu'on ne sait pas, en France il n'y a pas assez de dépôts des Français pour financer les prêts aux particuliers en France, les PME et les collectivités locales. Il y a un déficit et les banques sont donc obligées, ne serait-ce que pour financer l'économie française, d'aller emprunter de l'argent.

Harry Roselmack

Vous nous dites qu'une banque dans son activité traditionnelle elle est obligée aujourd'hui d'aller sur les marchés financiers.

Frédéric Oudéa

Oui, il n'y a pas assez de dépôts dans les banques, absolument.

Harry Roselmack

Est-ce que vous reconnaissez qu'il a pu y avoir à une époque un aveuglement de l'ensemble des banques dans un système concurrentiel sur des produits qui à une époque rapportaient beaucoup, et qu'on a perdu la mesure, qu'on a perdu la conscience des risques ; et qu'on encourageait des opérateurs de marchés, des traders notamment, à aller très loin dans ce système ?

Frédéric Oudéa

On a incontestablement sur certains produits oui perdu finalement, et ce n'était pas tellement forcément parce qu'ils rapportaient tant que ça mais au fond on s'est lancé dans des produits trop complexes en perdant parfois la finalité, l'objectif du produit.

[ ] Il y a une leçon c'est clair, fondamental, il faut revenir à des produits plus simples, maitrisables, voilà ça c'est incontestable. Et je crois que c'est clairement le cas depuis trois ans, enfin ça fait maintenant 4 ans que la crise a commencé et voilà on tire les leçons de la crise.

Harry Roselmack

Et vous dites aux clients, aux téléspectateurs, aux gens qui nous regardent la banque a commis certaines erreurs avant 2007, qu'elle a changé, est-ce que vous pouvez nous résumer la philosophie générale de ce changement ?

Frédéric Oudéa

Je dis effectivement que les banques selon les pays ont pu commettre plus ou moins d'erreurs. Ca fait quatre ans qu'on en tire les leçons, la philosophie générale c'est des banques responsables ne prenant justement pas de risque mettant en risque à la fois les contribuables et les dépôts de nos clients.

Harry Roselmack

Ce sont aussi des banques qui généreront vraisemblablement moins de profits qu'elles ont connus à une certaine époque, et ça vous êtes prêt à l'assumer.

Frédéric Oudéa

Absolument, oui nous assumons, j'assume, nous assumons que la rentabilité des banques d'ores et déjà aujourd'hui et dans le futur sera plus faible que par le passé. Mais il faut des banques rentables parce que des banques rentables c'est celles qui vont être capables de continuer à financer l'économie. C'est celles qui garderont la confiance. Si vous avez des banques qui ne sont pas rentables vous minerez la confiance, donc il faut des banques qui soient rentables de manière raisonnable.

 
 
 
 
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