Accueil Espace presse Interventions de la FBF "Nous avons prêté plus en 2011, beaucoup plus que dans n’importe quel pays européen"  
 
 
 

Infos  

 
03 février 2012

"Nous avons prêté plus en 2011, beaucoup plus que dans n’importe quel pays européen"

Frédéric Oudéa était l'invité de Jean-Michel Aphatie sur RTL le vendredi 3 février 2012. Extraits.

 

Frédéric Oudéa

Moi, je regarde les faits. Les faits, c'est en 2011, 90 milliards de prêts supplémentaires à l'économie française, aux particuliers, aux entreprises [...], 90 milliards supplémentaires par rapport à la fin de l'année 2010. Nous avons donc prêté plus en 2011, [...] beaucoup plus que dans n'importe quel pays européen.

Jean-Michel Aphatie

Aux grandes entreprises plutôt qu'aux petites ?

Frédéric Oudéa

Non ! Y compris aux petites entreprises, où les chiffres sont strictement comparables.

Jean-Michel Aphatie

Mon véritable adversaire a dit François Hollande le 22 janvier au Bourget [...] c'est la finance. Comment avez-vous réagi ? Qu'avez-vous ressenti en entendant cela ?

Frédéric Oudéa

Les 400 000 salariés du secteur bancaire français vont chaque matin, fiers de leur métier, au service des particuliers et des entreprises, c'est cette réalité-là que nous voulons dire, que nous voulons affirmer, et nous voulons le dire en 2012, nous participerons également au financement de l'économie française.

Jean-Michel Aphatie

Dans son programme, le candidat socialiste propose ceci : je séparerai les activités de banques qui sont utiles à l'investissement et à l'emploi et leur opérations spéculatives. Qu'est ce vous pensez de cette proposition ?

Frédéric Oudéa

Alors il y a une première chose à dire, là aussi, un fait. Il n'y a pas un centime d'euro de dépôts des Français qui finance des activités spéculatives. Il n'y a même pas en fait assez de dépôts des Français pour financer l'économie française. Donc chaque jour, les banques françaises, pour compléter ce financement, vont chercher de l'argent, vont emprunter elles-mêmes. Deuxièmement, il est parfaitement légitime de dire : nous ne voulons pas que les dépôts des Français ou des contribuables soient mis à risques par des activités spéculatives sans intérêt pour l'économie. Nous sommes complètement d'accord. Donc nous sommes prêts à travailler, discuter, de la manière de renforcer encore ce point, sachant que depuis 4 ans, depuis le début de la crise, beaucoup de choses ont déjà changé, et que beaucoup de choses vont continuer à changer dans les deux prochaines années.

 
 
 
 
Retour haut de page