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10 janvier 2012

Une taxe unilatérale sur les transactions financières serait inefficace et contre-productive pour l’économie française

Pierre de Lauzun, Délégué général de l'AMAFI, était l'invité de l'émission " Ménard sans interdit " lundi 10 janvier 2012 à 17h45. Retrouvez ci-dessous les principaux extraits de son intervention.

 

ROBERT MENARD

Dites-moi, vous trouvez que c'est vraiment ridicule cette idée-là, d'une taxe sur les transactions financières ?

PIERRE DE LAUZUN

" Une taxe unilatérale, cela veut dire que vous faites immédiatement un cadeau et que vous transférez toutes ces activités-là à Londres ou à Washington. C'est ce que ça signifie fondamentalement. "

ROBERT MENARD

Peut-être parce que tous ces pays qui refusent la règle ont peur de s'en prendre aux marchés ? Peut-être qu'on a peur des marchés ?

PIERRE DE LAUZUN

" [La fiscalité] n'est pas la bonne réponse. Vouloir traiter le problème des marchés, oui, mais la fiscalité n'est pas le bon moyen. (...) Si vous voulez réguler les marchés, il faut regarder les règles du jeu. "

(...) " Il faut regarder ces projets directifs et agir là où il y a des problèmes et ça, c'est justifié. Et là il y a une grosse différente avec la fiscalité, c'est que la fiscalité en Europe, c'est l'unanimité ; donc si les Britanniques veulent bloquer, ils bloquent. En revanche sur les directives, sur l'organisation des marchés, c'est des majorités ; donc les Britanniques peuvent être en minorité. "

ROBERT MENARD

Ce que je veux dire, c'est qu'on peut inventer, mettre en place des impôts sans pour autant du jour au lendemain être menacé, comme vous le dites, de dizaines de milliers d'emplois qui partiraient, qui fuiraient la France !

PIERRE DE LAUZUN

" (...) Il faut regarder ce qui est imposé. Si on impose une activité elle-même et qu'on l'empêche de se réaliser par rapport à d'autres concurrents qui sont exactement dans le même espace européen, alors forcément l'activité va aller chez les concurrents qui sont beaucoup moins chers. Je ne dis pas que c'est juste, je ne dis pas que c'est bien, je dis que c'est évident. "

" (...) Il y a un exemple très clair, ce sont les Suédois. Les Suédois ont mis en place une taxe sur les transactions financières au début des années 1990 : le marché est parti à Londres et n'est jamais revenu ! "

 
 
 
 
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